Présentation de la rubrique

Systèmes fonciers historiques

 

 

Cette rubrique propose des éléments historiques utiles pour la compréhension de la dynamique du foncier et la connaissance des situations d’héritages et de transmission.

L’histoire est régulièrement convoquée par tous ceux qui traitent du foncier contemporain, le plus souvent pour appuyer un raisonnement, fournir une identité, rappeler une tradition, évoquer un héritage de quelque nature qu’il soit.

Mais force est de constater que ce qu’on évoque, c’est le plus souvent ce qu’on croit savoir des situations anciennes, et assez peu les réalités de jadis. Ceci est dû au prisme de la Modernité et à la puissante réécriture de l’histoire mise en œuvre par les intellectuels depuis deux siècles, réécriture dont on fait aujourd’hui « l’archéologie ». On croyait avoir affaire à de l’histoire, on est en présence de lieux de mémoire, sélectifs, réorganisateurs et même polémiques.

Il n’y a pas de meilleur exemple que l’emploi, abusif, bien que compréhensible, du terme de “propriété” à toutes les époques de l’histoire. Le résultat paradoxal est que cet emploi transforme les notions réelles des époques passées en recouvrant de ce mot réducteur des termes qui disent autre chose, et masque, par exemple, complètement les sens techniques du terme proprietas, soit à l’époque antique, soit au Moyen Âge !

La rubrique propose des éléments pour une meilleure évaluation de ce que peut être le “foncier” à diverses époques historiques, de l’Antiquité au XXe s. sur le terrain du droit, de l’anthropologie, de la sociologie et de l’histoire, globales, régionales et locales.

Elle fait apparaître que le temps de la propriété exclusive ou mieux, le temps de la définition exclusiviste du concept de propriété, à partir du XVIIIe s en France, n’est qu’une parenthèse en regard de l’histoire et de la géographie des conceptions multiples et superposées de la propriété.




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